Etude des pratiques aéromodélistes, les premiers résultats.

Pour la première fois en France, Finesse Plus a organisé une grande étude auprès des aéromodélistes sur leurs pratiques. En effet, nous sommes partis du constat de notre expérience de dirigeants de clubs : les pratiques sont désormais multiples. Désormais, avec des modèles de plus en plus performants et accessibles, on peut passer facilement d’une discipline à l’autre, le développement spectaculaire de l’électrique a considérablement facilité la mise en œuvre des aéromodèles qui peuvent se contenter de quelques mètres d’herbe. Il convenait donc de faire un état des lieux complet de notre pratique.

La méthodologie de l’étude a été la suivante :

  • Consultation réalisée du 8 au 15 novembre sur un échantillon significatif de 482 répondants pratiquant l’aéromodélisme.
  • Questionnaire sur internet auto administré
  • Echantillon significatif pour une population de 100 000 individus : entre 300 et 400
  • Pas de base de données existante pour redressement de l’échantillon

Qui sont les aéromodélistes ?

Le premier point, sous peine de décevoir certains, c’est que l’aéromodélisme n’est pas un jeu pour grands enfants, en tous cas il est pratiqué par des personnes d’âge mûr : 76% des pratiquants ont entre 35 et 64 ans.

age

Second point : 73% des aéromodélistes pratiquent depuis plus de 10 ans. Autrement dit, la pratique de ce loisir n’est pas une «tocade », ou bien un phénomène passager. C’est un loisir pratiqué par des personnes matures et formées, réfléchies quant à leurs motivations et donc en un mot passionnées.

temps-de-pratique

Autrement dit : on ne devient pas aéromodéliste « comme ça », par effet de mode. C’est une passion, mais aussi un loisir complet tant les savoir-faire et les aptitudes nécessaires à sa bonne conduite sont nombreux à acquérir et ne peuvent s’approfondir que dans la durée.

Que font-ils voler ? Principalement des planeurs et des avions.

L’aéromodélisme consiste à faire voler des aéronefs non habités qui sont des reproductions d’aéronefs grandeurs : avions, hélicoptères, jets, hydravions… Si l’aéromodélisme comporte plusieurs disciplines, l’aéromodéliste est lui souvent … pluridisciplinaire, c’est-à-dire qu’il pratique souvent l’avion et le planeur, ou l’hélicoptère et le jet etc.

disciplineParmi ces différentes disciplines, deux ressortent particulièrement : l’avion et le planeur. Ainsi 50% des aéromodélistes répondants se définissent d’abord comme « planeuristes », mais ils sont 83% à pratiquer la discipline « planeur ».

L’avion vient en seconde position : 34% des répondants se définissent comme faisant voler principalement des avions, mais le taux de pénétration de la discipline est de 77%. 9% des sondés se déclarent hélicoptéristes, et 3% se définissent d’abord comme « jetistes ». La faiblesse de cette dernière discipline s’explique plusieurs facteurs: l’investissement initial dans un turbo réacteur est significatif, et sa mise en œuvre exige une grande maitrise technique.

A noter la percée récente des « multi-rotors » , si 3% des aéromodélistes se définissent d’abord comme « dronistes », le taux de pénétration de la discipline parmi les répondants est de 23%. Cela est significatif mais cela montre d’abord que cette discipline récente est d’abord considérée comme « utilitaire » par la communauté aéromodéliste et non perçue comme une destination.

La pratique n’est pas cantonnée dans un lieu unique

Si 89% des répondants déclarent être adhérents d’un club d’aéromodélisme, et utiliser ses infrastructures, seuls 20% indiquent que leur lieu de vol principal n’est pas déclaré à la DGAC.

declaration-lieu-de-vol-principal

En revanche ils sont 90% à déclarer avoir un lieu secondaire de vol, et qui dans 63% des cas n’est pas déclaré auprès de la DGAC.

utilisation-dun-lieu-de-vol-secondaire

Autrement dit, l’aéromodéliste en majorité n’est absolument pas cantonné dans un seul site de vol (celui de son club) pour sa pratique, comme certains voudraient nous le faire croire : bien au contraire.

declaration-lieu-de-vol-secondaire

Cet aspect de pratiques dans des lieux mutliples se décline en deux motivations principales : L’utilisation du champ « derrière chez moi », et les lieux de vols sur les sites de vacances. En effet, nous démontrons que l’utilisation d’un site de vol secondaire non déclaré est directement lié à la proximité du domicile principal. Au-delà de 10 km, l’effet s’estompe pour remonter fortement au-delà de 50 km.

relation-entre-lieu-de-vol-secondaire-et-distance-habitation-principale

Les personnes qui habitent en zone sub-urbaine, ou bien à la campagne s’arrangent fréquemment pour voler dans le « champ d’à côté ». Une « mousse »  électrique, ou un planeur « lancé-main » permettent sur de tous petits spots de faire de longs vols en toute sécurité et sans aucune nuisances pour l’environnement. Pas besoin d’infrastructure ou d’équipements particuliers. C’est la liberté responsable, la vision que Finesse Plus défend.

DF -LK -MD

2 réflexions sur “Etude des pratiques aéromodélistes, les premiers résultats.

  1. michelp29perso 4 janvier 2017 / 15 h 10 min

    Bonjour, sur quels critères vous basez-vous pour qualifier votre échantillon de « significatif » ?
    (« un échantillon significatif de 482 répondants pratiquant l’aéromodélisme »)

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